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STRATÉGIE QUÉBÉCOISE DE DÉVELOPPEMENT DES AFFAIRES ÉLECTRONIQUE :
Pour relever le défi des affaires électroniques
Les affaires électroniques constituent un défi de taille pour les entreprises du Québec. Au moment où la planète connaît une véritable révolution technologique qui touche nos façons de vivre, de travailler et de transiger, lÉtat du Québec a le devoir de bien sassurer que les PME, qui constituent la base de notre structure industrielle, réussissent le virage quimpose la révolution numérique.
Les entreprises du Québec qui ne seront pas en mesure de sadapter au contexte des nouvelles technologies se priveront dimportants gains de productivité, auront de la difficulté à préserver leurs marchés et seront incapables den conquérir de nouveaux. Cette situation exige donc une action énergique et rapide du gouvernement, car le Québec enregistre actuellement à ce chapitre un retard par rapport à ses partenaires économiques nord- américains. Ce retard nest toutefois pas insurmontable et la Stratégie québécoise de développement des affaires électroniques élaborée par le ministère de lIndustrie et du Commerce ne vise rien de moins que de faire du Québec, dici quelques années, un leader reconnu en ce domaine. Cette stratégie cible trois axes dintervention.
Le premier consiste à accélérer le virage des PME vers les affaires électroniques. Lobjectif du gouvernement est damener, dici trois ans, quelque 10 000 PME de plus à se doter dun site Web permettant les transactions commerciales avec les consommateurs ou les entreprises. Appuyés par le nouveau crédit dimpôt remboursable au commerce électronique et par une équipe- conseil au ministère de lIndustrie et du Commerce et de nombreux partenaires économiques, nous comptons informer et former quelque 12 000 PME aux affaires électroniques dici 2003.
Le second axe vise à positionner les entreprises dans les réseaux daffaires électroniques à léchelon international. Le développement de réseaux ou places daffaires électroniques est très récent mais on assiste à sa mise en place avec lengagement croissant des grands donneurs dordres.
Le ministère de lIndustrie et du Commerce compte appuyer les entreprises pour quelles se positionnent dans les réseaux daffaires des grands donneurs dordres. Le ministère entend contribuer également à la mise sur pied dune quinzaine de centres ou places daffaires électroniques dici trois ans afin de regrouper au sein de réseaux une masse critique suffisante dentreprises québécoises. Ces centres permettront aux entreprises de simposer plus facilement sur le Web.
Par ailleurs, nous réalisons quau Québec, il y a encore trop peu dentreprises capables dexploiter les occasions quoffrent les affaires électroniques. Notre troisième axe dintervention a pour but daméliorer les conditions de démarrage dun nombre significatif dentreprises. Pour ce faire, nous travaillerons de concert avec nos partenaires à la mise en place dun incubateur et dun centre de formation, de veille et de transfert et au développement de services- conseils en matière de logistique et de distribution. Ces mesures viendront appuyer les actions du gouvernement visant à faire de Montréal un chef de file mondial en matière daffaires électroniques.
En somme, lorsque lon combine lensemble des moyens daction qui seront mis en place par le ministère de lIndustrie et du Commerce, aux atouts dont dispose le Québec pour réussir sa transition vers léconomie numérique et que lon y ajoute lincroyable capacité dadaptation aux changements des PME, on peut dire que tous les ingrédients sont maintenant réunis pour faire du Québec un leader reconnu en matière daffaires électroniques.
Guy Julien, Ministre délégué à lIndustrie et au Commerce
Des défis importants pour les entreprises québécoises
- Le Québec dispose datouts majeurs pour prendre le virage des affaires électroniques :
- Des coûts daccès à Internet parmi les plus bas au monde;
- Des infrastructures de télécommunications de très grande qualité ;
- Des joueurs majeurs qui possèdent des technologies davant- garde et occupent une position dominante dans leurs niches respectives ;
- Une industrie qui sadapte rapidement au contexte actuel par le jeu des fusions et acquisitions ;
- Une industrie du logiciel développée et dynamique appuyée par des mesures fiscales parmi les plus généreuses au monde;
- Montréal occupe le premier rang en Amérique du Nord parmi les métropoles pour la densité des emplois à haute teneur technologique par rapport à sa population.
Il ne faut toutefois pas minimiser les défis importants à relever par les entreprises pour avoir pleinement accès aux nouvelles occasions daffaires auxquelles donne lieu cette révolution technologique quest Internet. Le premier défi posé par la progression rapide des affaires électroniques est de composer avec larrivée de nouveaux concurrents. Jusquà maintenant, parce que les consommateurs avaient encore des réticences à réaliser des transactions en ligne, le retard du Québec na pas causé trop de dommages. Toutefois, larrivée de plusieurs grandes entreprises sur Internet, telles que Wal- Mart et Sears, et lapparition de réseaux ou places daffaires électroniques denvergure mondiale vont accentuer encore davantage la concurrence et la pression sur nos entreprises. Les entreprises, les secteurs et les réseaux de distribution qui accusent un retard risquent de plus en plus de perdre des parts de marché. La situation est particulièrement préoccupante du côté des entreprises qui sous- traitent auprès des grands donneurs dordres et dintermédiaires. Par exemple, le Web est devenu un outil incontournable pour les agences de voyage qui veulent apporter une valeur ajoutée à leurs clients et résister ainsi à loffensive Internet des lignes aériennes et des infomédiaires comme Priceline, qui occupent de plus en plus le créneau réservé traditionnellement aux agences de voyage. Grâce aux possibilités offertes par des infomédiaires comme Priceline, le consommateur peut indiquer à lavance la destination de son choix et le prix quil désire payer pour son billet davion. Le client est référé à la compagnie aérienne qui accepte ce prix. Le principe est le même pour les autres secteurs dactivité couverts par lentreprise (locations/ achats de voitures, prêts personnels, locations de chambres dhôtel et articles dépicerie). Selon certains observateurs, il sera possible dici trois ans dacheter 60% des produits courants au moyen du order booking, qui consiste à demander des estimations de prix.
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